8 mars 2014

Le véhicule du survivaliste (1/2)

(Par John H. Smith, rédacteur de Survivre au Chaos)

Je vais développer la marche à suivre (du moins la mienne) pour ceux qui souhaiteraient s’équiper d’un véhicule adapté au mieux de leurs possibilités à une situation de chaos.

La liste des paramètres à prendre en compte étant dans le détail très longue, j’ai volontairement limité cette étude à quelques-unes des questions primordiales qu’il faut se poser avant de trouver un volant à tenir.

Bref, la question du véhicule pour le survivaliste…



Bien que la première des recommandations soit de limiter au maximum tout déplacement, il se peut que des cas de force majeure (attaque en nombre, incendie, inondation…) vous obligent à quitter momentanément, ou définitivement votre terrier.

Comme cela a été abordé et décrit par ailleurs, l’énergie est la colonne vertébrale de tout moyen de transport mécanique sur cette terre, et l’énergie fait partie des éléments qui viendront à manquer en premier, du fait d’un défaut approvisionnement et d’une consommation déraisonnée au début.
Pour ce qui est de l’électrique : trains, métro, tramway, là, ce sera l’arrêt immédiat.
Nous laisserons de côté les déplacements à pieds qui font déjà l’objet de nombreux sujets ici, ainsi que les moyens équins ou à énergie humaine (bicyclettes) qui mériteraient un développement à eux seuls.

Abordons donc le cas du véhicule individuel, pour lequel, et avant de se lancer dans tout achat ou toute adaptation, il sera important de se poser quelques questions.

Pour ce qui est des carburants : le gaz, puis l’essence, puis enfin le gasoil, manqueront successivement. Et dans tous les cas, bien trop vite. Pourquoi le gasoil en dernier ? Parce que ce dernier est beaucoup plus largement répandu que les autres du fait de ses multiples usages : ferroviaire, routier, agricole, nautique, chauffage. Car pour ceux qui ne le savent pas, gasoil et fuel domestique sont un même produit, avec juste une différence de taxation et un colorant rouge pour distinguer le fuel (moins taxé). Votre véhicule diesel peut donc parfaitement tourner au fuel sans la moindre modification (et à 0.90 € le litre, y a pas photo) même si c’est interdit, comme tout ce qui se trouve ici…

Locomotives, réservoirs de camions à l’abandon, cuves de chauffage, citernes de livraison de fioul domestique, poêles à mazout, les points d’approvisionnement sont donc multiples et nombreux pour ce type de carburant.

Le seul défaut du diesel est de parfois nécessiter un préchauffage pour démarrer correctement lors de très basses températures. Il peut "geler", ou plutôt devenir visqueux dans les réservoirs s’il ne contient pas un additif spécial grand froid.

Pour brûler où exploser, le gasoil à besoin d’être chaud ou comprimé ; une étincelle ne suffit pas, comme c’est le cas de l’essence, à l’enflammer. Et sauf à se retrouver au contact d’un feu déjà existant, c’est un critère de sécurité important en cas de percement du réservoir ou d’un tuyau d’alimentation.

Bref, s’il y a un critère carburant pour un véhicule, ce sera d’être un diesel.




Sur quoi rouler ? Sur route, oui, mais dans quel état ? Non pas qu’elles seront détruites ou crevassées, car à part un bombardement, elles resteront praticables, mais en zone urbaine elles seront pour le moins jonchées de nombreux débris, objets, arbres, carcasses d’autres véhicules et matériaux de construction.

En zone rurale, n’étant pas limité par les constructions bordant les voies, il s’agira de quitter très vite les axes principaux dangereux parce qu’exposés, et d’emprunter le plus possible les chemins de traverse, voire de passer carrément à travers champs, friches, roches, et forêts. Il faudra percer les clôtures, écraser des barbelés, coucher des arbres, passer en marge de ponts, etc.

Bref, un bon 4x4 avec une bonne garde au sol et bien chaussé, voir un déclassé de l’armée, sera l’option à privilégier.

Pour y transporter quoi ? Matériel, nourriture, munition, ou personnel ?
D’abord adapter la taille en fonction du nombre maximum de personnes que l’on peut être amené à transporter (au moins deux places, plus si vous êtes en famille). Les places « carte grise » n’ayant plus de sens dans la situation qui nous intéresse, on se préoccupera surtout de la facilité d’accès, d’évacuation, et de conduite de l’engin. S’il y a des enfants à embarquer, les ceintures de sécurité peuvent être un atout non pas en cas d’accident, mais plutôt pour les maintenir à leur place. En effet, vos cinq sens et les bras de ceux qui vous accompagnent ne seront pas de trop pour parer à tous les dangers, nul besoin d’en rajouter avec des gosses en mouvement dans le véhicule.

Pour ce qui est du transport de simples denrées ou de matériels, une remorque fera d’autant plus l’affaire qu’il pourrait être utile de pouvoir la larguer rapidement, pour gagner en légèreté ou vitesse, ou pour offrir à une meute poursuivante un autre os à ronger que vous-même. N’ayez dans le véhicule même que ce qui est précieux pour la survie et vraiment utile (voir annexe équipements).

Inutile donc de vous jeter sur le 1er Hummer à vendre que vous trouverez. Car non seulement un trop gros véhicule consommera beaucoup, mais il se verra comme le nez au milieu de la figure. Et puis il va vous coûter un bras, et conduire avec un seul bras…
Quelques idées de véhicules courts : Land rover 90, Jeep M38A1, Auverland A2… et longs : Land rover 110, Sovamag TC10, UMM, Toyota HZJ78…
Vous l’aurez remarquez, je n’ai cité que des modèles de tout terrains plutôt anciens. Car le moment venu, moins vous aurez d’électronique sous le capot et moins vous serez dans la panade pour réparer. Vous ne pourrez compter que sur vous-même et votre caisse à outils.

Bref, plus il sera petit, suffisamment puissant, et simple, mieux se sera.




Etre à l’abri ! Pas vraiment puisqu’on vous l’a dit et répété, le meilleur abri est la maison ou l’appartement que vous aurez "bunkerisé"…
Dès lors que vous vous déplacez, vous vous mettez en danger, et devenez une cible privilégiée et plus facile à atteindre.

- Le son :


Un véhicule fait du bruit. Un diesel est plus sourd qu’un moteur à essence mais demeure bruyant. Evitez les accélérations qui augmentent le niveau sonore.
Les sorties de pots d’échappement seront orientés vers le bas et si possible sous le véhicule afin de diffuser la fumée, la chaleur, et le bruit, au sol.
Une couche d’insonorisant ajoutée sous le capot sera un plus pour abaisser le niveau sonore direct du moteur. Un filet ou une roue de secours sur le capot atténuent aussi le bruit.

- La couleur :


Elle devra être neutre et non réfléchissante, pas de brillant, pas de métallisé, et surtout pas de chromes. Inutile aussi de faire un camouflage militaire, au risque d’attirer l’attention sur vous. De plus, l’armée change ses peintures au gré de ses zones d’intervention, impossible d’avoir le bon camo, au bon moment. Mieux vaut donc avoir quelque chose de passe partout.

Une couleur sombre, un gris foncé par exemple, mat ou satiné, avec des lignes brisées, voire des nuances de teinte (noir ou marron foncé) sur certains éléments de carrosserie peuvent parfaitement convenir, tant en zone urbaine que rurale, sans ressembler à un commando.
Cela est valable aussi pour une remorque si vous en êtes équipé.

Disposer d’un filet de camouflage roulé en permanence sur le capot moteur (devant le parebrise) permet de dissimuler rapidement le véhicule en cas de panne. Lui aussi se devra d’être adapté à votre environnement. L’idéal est d’en avoir deux, un dans les tons vert, un gris foncé. Au pire, une bâche en toile de coton de couleur très sombre peut faire l’affaire. Surtout pas de bâche en plastique, elles sont brillantes, et volent au vent…


Une couleur sombre et des formes anguleuses à privilégier


- Les pneumatiques :


Des pneus route sur un 4x4, c’est comme un basketteur en chaussures de ski, on est d’accord. Mais sans tomber dans le Bigfoot, chaussez votre engin de pneus tout-terrain mixtes permettant une accroche sur un sol dur et humide. En aucun cas des pneus trop agressifs, qui ne feront que vous enfoncer plus encore dans de la boue ou du sable, et feront un bruit d’enfer sur route…

Rouler dans le sable est facilité par l'augmentation de la surface de contact au sol, et la capacité du pneu à épouser le terrain. Cela se traduit par une sculpture peu entaillée faite de crampons de gomme massifs permettant d'améliorer l'adhérence dans le sable, et une carcasse solide afin de rester endurant malgré une faible pression et souple pour mieux se déformer et s'adapter à la piste.

On retrouve dans la boue les mêmes caractéristiques que dans la conduite sur sable avec une carcasse d'autant plus rigide que le pneu doit être en mesure de travailler seul, c'est-à-dire de progresser en douceur en étant entraîné dès qu'un crampon de gomme perd ou retrouve le contact avec le sol.

Moins exigeante et technique que la conduite dans le sable, la conduite sur pistes terreuses nécessite cependant un équipement pneumatique plus résistant que celui pour route plate, pour résister aux nombreux chocs. Une structure et des flancs rigides sont donc là encore de rigueur.

Pour route plate, goudronnée, le positionnement des crampons doit donner une continuité de contact afin de ne pas générer de vibrations quand la vitesse augmente.
Les Kleber, qui chaussent d’ordinaire les véhicules légers type P4 de l’armée sont assez efficaces sur tous les types de sols.


Le bon type de pneumatique


Bref, votre engin doit être un chat !

A suivre...


Annexe : liste des équipements embarqués

Armes et munitions
Trousse de secours et médicaments
Eau (en jerrycan plastique)
Rations de survie (pour 3 jours et par personne)
Carburant (au moins un jerrycan en acier)
Caisses à outils (outils en phase avec votre véhicule)
Lampe torche
Extincteur
Batterie de secours (l’idéal étant un véhicule équipé d’un circuit de charge avec répartiteur pour deux batteries, une moteur et une servitude/secours).
Pelle courte, pioche (une vraie), hache
Plaques de désensablage souples
Une couverture en laine par personne
Même s’il est probable que beaucoup d’émetteurs d’ondes finiront par arrêter d’émettre, il peut être utile de tenter de capter toutes les transmissions possibles (surtout locales) afin de rester informé de ce qui se passe autour de vous. Pour cela, on peut installer à moindre coût plusieurs récepteurs d’occasions à bord du véhicule : 1 auto radio AM/FM, 1 CB AM/FM, 1 VHF marine…

21 commentaires:

  1. Salut,

    Bel article, beau sujet.

    J'espère que la deuxième partie parlera du chargement (gain de place accessibilité du matériel).
    Je pense que se fournir un véhicule a cet effet exige, si c'est fait aujourd'hui, une bourse conséquente. Il serait interressant de savoir comment s'en fournir le moment venu, repérer en un aux alentours, apprendre à démarer sans clef, se débarrasser d'un calle-volan voir d'une alarme. En bref le manuel du pti voleur de voiture.

    Adapter son propre véhicule à certaines conditions peut également etre interressant a prévoir et de moindre coup, d'autant plus que nous le connaissons, et que connaitre les réactions d'un véhicule sera surement un atout en cas de fuite.

    Encore une fois bien vu Pierre

    Merci,

    Thi.

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    1. Heeuuuu ...

      Dézo, bien vu john

      Petite erreur réparée

      re merci

      Thi.

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  2. un seul véhicule de ce type le hdj 80 de chez toyota :le mien 650000 km sans panne majeure de l'entretien régulier des pièces peu onéreuses,faciles a changer ,avale sans problème le "rouge" et a sauvé bien des Mercédès en perdition sur croisement de pont ,bref il grimpe aux arbres et tient un bon 170 km:h sur route avec du 9 l au 100 en conduite normale et place de 1,8 m entre le siège avant et le hayon arrière,j'ai conduit sur pîste a peu près tout ce qui se prétend 4x4 et je n'ai pas trouvé mieux

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    1. je serais plus tenté par hj61 un peu plus rustique à mon avis...

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  3. Bonjour,
    Pourquoi toujours vouloir un 4x4 alors qu'il vaudrait mieux privilégier un véhicule low profile, économique, fiable avec un faible coût d'entretien, et dont les pièces sont faciles à trouver. On pourrait penser à une 107...

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    1. Bonjour,
      même si on n'envisage pas de voir toutes les routes crevassées ou bombardées, il faut envisager que la plupart des services d'entretient de ces dernières cesseront de faire leur travail.
      Et ce dernier, même si on ne le voit pas toujours, est considérable. Car nos routes sont extrêmement sollicitées, tant par le passage des véhicules, que par les variation du climat.
      Donc une fois ces services en carafe, les routes seront vite à la peine, et vite moins praticables.
      En ville, on voit vite ce qu'une semaine sans ramassage d'ordures donne en matière d'encombrement d'une chaussée...
      Même si un petit véhicule comme la 107 que vous évoquez est effectivement simple, peu coûteux, et suffit à une personne seule, ses roues vont vite montrer leurs limites en franchissement de débris et de trottoirs.
      Ou alors, pour allez dans votre sens, préférez un véhicule comme la 4L ou la Diane, qui ont fait (et font toujours) leurs preuves en rallye raid (4L trophy) et qui porte bien en poids.
      Merci de votre participation.

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  4. Quelle sera la configuration des routes et quel encombrement prévoir sur celles-ci?
    C'est la question que je me pose avant de choisir un vehicule.
    Se déplacer en groupe? Aller vite? quel accès au carburant? Que transporter?
    Chacun aura sa propre idée mais je pense qu'il faudrait avoir les compétences pour se servir sur ce qui nous tombe sous la main, après tout, les meilleurs prédateurs sont les opportunistes.

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  5. a voir maintenant a quel type de catastrophe on se prépare,
    de type invasion étrangère: et ça fera comme en 1940 des routes pleines de gens affamés qui n'en peuvent plus, qui se font mitrailler car pris pour des convois militaires et qui de plus n'ont pas réussi à fuire l'envahisseur allemand.
    de type catastrophe naturelle: plein de gens auront la même idée, les routes, autoroutes, seront jonchées de véhicules abandonnées, impraticables, les pillards seront sur les ponts et les voies d'accès, les milieux urbains seront des coupes gorge, et votre véhicule même "insonorisé" sera très vite repéré quand il n'y a plus de bruit du tout car plus de circulation.... peut être que en cas d'ultime recours comme dit dans l'article pour fuire, mais ce sera un gros risque.......
    quand on pars de son domicile on ne sait pas sur ce que nous allons trouver, peut être que les lieux vers lesquels ont se destine ne sont plus ce que l'on pense, ou peut être que ce qu'on escompte trouver n'est plus là....
    quand on pars avec femme et enfant, il faut les protéger et c'est plus facile de le faire dans un bâtiment que dans un véhicule, ils n'ont de plus peut etre pas notre endurance, ils seront des proies pour certains.
    le gasoil comme tout carburant fossile se dégrade il est détruit par les bactéries et deviens inutilisable passé une année, bien que l'on en trouve il ne sera plus utile pour les véhicules passé un certain temps.

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    1. Nous sommes bien d'accord, tout est déjà dans l'article, et un peu partout sur ce site. Circuler ne pourra et ne devra se faire que s'il n'est pas possible de faire autrement.
      Quand au carburant, nous sommes aussi d'accord, il sera très vite rare. En revanche, le gazoil ne s'altère pas en un an, du moins pas dans un réservoir de taille réduite (moins de 500l).
      Il m'arrive régulièrement de redémarrer des engins n'ayant pas tournés depuis plus dix ans, sans pouvoir purger les lignes d'alimentation avant, et les seuls problèmes rencontré sont d'ordre électriques...
      J'ajouterai que j'ai zappé une chose dans l'article, et je m'en excuse, c'est le fait qu'un moteur diésel est aussi capable de tourner avec de l'huile de friture préalablement filtrée. Un vieux gasoil ne sera donc pas rédhibitoire, à moins de verser un fond de cuve bourré de crasse et d'eau de condensation.
      Pour tout le reste, et comme le fait Pierre avec brio, nous ne pouvons que donner des pistes, des idées, et partager des expériences de vie.
      A bientôt et merci de votre participation.

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  6. Attention, il y a carburant et carburant. Avec le "rouge" (ou le "bleu", d'ailleurs) on peut avoir de la chance mais statistiquement, si on compte trop dessus, ça peut faire mal.
    Quelques explications sont nécessaires. Elles vont être pénibles, je sais, mais nécessaires, je crois.
    Mille excuses d'ailleurs pour ce commentaire sous anonymat, pas encore eu le temps d'explorer la piste de l'adresse d'emprunt.
    Il faut savoir comment sont fabriqués, et surtout GERES, les carburants. Il y a des raisons fiscales, qui auront peu d'importance quand les lumières .... vous connaissez la suite et des normes de qualité.
    Dans l'article, il est indiqué qu'on peut faire tourner un diesel au "rouge". Ce n'est ni vrai ni faux.
    Toujours vrai avec un modèle ancien à pression d'injection basse (200-250 bars) comme les moteurs de Peugeot 504 ou 505 ou les 205 atmosphériques.
    Avec un moteur plus récent et plus performant, ça peut changer du tout au tout.
    Pourquoi ?
    De la même façon qu'on a amélioré les performances des moteurs "essence" en augmentant le taux de compression et en devant les alimenter alors en essence à plus haut indice d'octane, on a fait évoluer les moteurs diesel et leur carburant en augmentant le taux de cétane du gasoil.
    Pour simplifier, en essence, l'octane est un anti-détonnant qui permet d'augmenter le taux de compression (et donc le rendement des moteurs) sans que le carburant s'auto-allume (comme sur un diesel) trop tôt et qu'il attende patiemment l'étincelle de la bougie.
    Sur un diesel, c'est l'inverse. les moteurs de conception ancienne à basse pression d'injection avaient un rendement médiocre mais étaient très tolérants sur la qualité du carburant. Ils se contentaient d'un gasoil à indice de cétane de 40.
    Pour que le carburant brûle mieux, le taux de cétane plus élevé agit à l'inverse de l'octane, il permet une meilleure combustion et les moteurs actuels (petites cylindrées avec turbo) sont beaucoup moins gourmands MAIS ... attention :
    les actuels cdi, dci et autres ont des pressions d'injection de l'ordre de 2000 bars.
    A ce niveau là, l'artiste travaille sans filet et si le carburant n'est pas nickel, prévoir environ 3000 euro de casse. Et c'est là toute la différence entre le "blanc" gasoil routier, le "rouge", tracteurs agricoles et équivalents et chauffage et le "bleu" gasoil marine pour des moteurs très tolérants aussi.
    Darwin et sa sélection naturelle sont passé par là pour retirer du parc routier les véhicules récents de ceux qui n'ont pas fait attention. suite dans commentaire suivant

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  7. Comment fabrique-t-on ces DIFFERENTS produits ?
    En raffinerie, on produit la même base qui n'est pas encore aucun de ces trois liquides.
    Puis, pour des raisons fiscales uniquement, on décide d'appliquer un taux de taxes plus faible au "rouge" et au "bleu" qu'au gasoil routier "blanc".
    Dans la cuve destinée à devenir du gasoil routier, on ajoute des additifs qui permettent de relever le taux de cétane à 70 et un cahier des charges très exigeant impose un nettoyage poussé des citernes destinées à venir en prendre livraison avec notamment un taux d'eau très bas sinon les pompes d'injection à 2000 bars .... crac !!!
    Dans les cuves destinées à devenir du "rouge" et du "bleu", on met le colorant (je dois vraiment vous dire où on met le colorant rouge et où on met le bleu ? :-) ) et puis ils gardent leur taux de cétane de 40 qui est bien suffisant mais SURTOUT, ils ne sont plus soumis aux mêmes règles de qualité et si on a lavé la citerne à grande eau et qu'il en reste ... bof ... puisque ce ne sera pas important pour les moteurs agricoles et assimilés et les chaudières.
    Où est le facteur "chance" ?
    Eh bien, si la camion a transporté du "blanc" juste avant et qu'il charge du "rouge" ou du "bleu" après, il n'y a pas d'eau et on consommera juste un peu plus à cause du taux de cétane un peu bas mais pas de souci mécanique.
    Mais s'il fait une tournée de carburants pour lesquels un taux d'eau non négligeable est accepté .... adieu le common-rail.
    C'est pour ça que les véhicules militaires sont équipés de moteurs qui sont loin d'être des foudres de guerre (c'est le cas de le dire), pour pouvoir accepter des carburants de rencontre ou réquisitionner les cuves de chauffage.
    Comment s'en sortir en cas de crise ?
    Je crois que je vous ai déjà bien empoisonné la vie avec mes explications. S'il y a des gens intéressés, je reprendrai le sujet sur la façon de "nettoyer" du "rouge" ou du "bleu" dans un prochain post.
    Vous pourrez remarquer que, comme indiqué dans l'article, un modèle ancien, en plus de son électronique réduite, se contentera d'un carburant "tout-venant"

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    1. Bonjour et merci pour toutes ces précisions qui sont un très bon complément d'info pour l'article.
      Ceci justifie encore plus le choix de véhicules passé de mode et simples dans leur conception, ou de véhicules militaires réformés, que j'y préconise, justement parce qu'on ignore tout de la qualité de ce que l'on va trouver en carburant.
      L'idéale est même de doter l'arrivé de carburant du véhicule d'un pré décanteur à bol en verre d'au moins 1/2 litre de capacité, avec purge basse. Ainsi, il sera aisé de voir ce qui arrive dans votre moulin, et le cas échéant, d'en évacuer la crasse et l'eau sans démontage.
      Merci encore pour ces précisions ! ;)

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    2. Bonjour, c'est vrai que cette précaution peut être un bon complément sur les moteurs à basse pression d'injection comme les véhicules militaires réformés, les 504 et équivalents, cela évite de se retrouver en panne momentanée (déjà désagréable) mais réversible après une purge.
      En effet, l'eau étant plus lourde que le gazole, elle a des chances de rester en grande partie dans le fond du décanteur .... et il peut y en avoir beaucoup surtout si on a puisé en fond de cuve de chauffage où justement l'eau s'accumule depuis des années parfois. Les particuliers pensent rarement à la purger tant que la chaudière fonctionne.
      Cela ne suffirait pas sur les moteurs récents à haute pression d'injection qui n'acceptent pas la moindre gouttelette d'eau dans le carburant pour lesquels la panne devient quasiment définitive sauf très grosse intervention mécanique.
      Je viens de transmettre un article sur le traitement des carburants de rencontre. Il devrait bientôt paraître s'il semble affichable en l'état.

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    3. Bonjour. Où se trouve cet article sur le traitement des carburants que tu as transmis le 20 mars dernier ? Je suis interessé car j'envisage de rouler avec du fuel domestique rouge sur un moteur 1.5 dCi 105ch renault SCENIC II (année 2007)
      Mon voisin le fait sans souci technique, il fait bien attention à pomper au milieu de son énorme cuve 6000L en laissant l'eau au fond et roule avec le plein dans sa voiture en permanence pour éviter la condensation.

      Dois-je mélanger avec du carburant taxé pour relever un peu le taux de cétane ?
      Comment stocker les deux carburants taxés et libres pour qu'ils résistent le plus longtemps possible et soient utilisables pendant la crise ?
      Quel moyen de filtration (charbon actif) préconiser ?

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    4. Bonjour,
      l'article est ici : http://femininsurvie.blogspot.fr/2014/08/les-carburants-dopportunite.html
      Que son auteur veuille bien me pardonner pour le délai à le publier...
      Cordialement

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  8. Excellent article et sujet, merci.
    Quelques réponses en vrac :

    -Concernant le véhicule militaire, pas vraiment discret, je pense que c'est une grave erreur. L'idée est bien de ressembler à la masse, au civil que vous êtes (le concept de "l'homme gris" pour reprendre Vol West) et non pas à un mercenaire surarmée et équipé (pillage garanti) ! Un véhicule à forte diffusion permet de se procurer des pièces plus facilement et de se fondre encore plus dans la masse.

    -Le diesel a d'énormes avantages (stockage plus aisé car moins inflammable et meilleure conservation) mais c'est aussi le premier à être en rupture à la pompe (se souvenir de la grèves des raffineries en octobre 2010). Pourquoi ? Car 70% de "moutons" aujourd'hui roulent au diesel en France (forte demande). Aux Etats-Unis ce carburant est minoritaire. De plus, les carburants alternatifs (fioul, clamc, huile végétale) ne fonctionnent réellement que sur les vieux diesels à injection indirecte (en voie de disparition). Technologiquement parlant, l'essence est encore bien plus simple. L'idéal étant d'avoir les deux...

    -Je traite en dernier point celui qui me semble le plus important : La sécurité. Le survivalisme c'est pas seulement la fin du monde, l'invasion extra-terrestre ou je ne sais quoi... Le survivaliste se prépare afin de limiter au maximum les conséquences d'une "rupture de la normalité". La question de probabilité est ici primordiale. Un accident de la route est bien plus probable qu'une guerre ou qu'un effondrement de l'économie par exemple. Vous devriez donc prendre le véhicule le plus sécurisant possible pour vous et votre famille ! Malheureusement pas de miracle ici : Les véhicules les plus récents sont aussi les plus sûrs. Ce qui signifie une baisse de fiabilité et une sophistication rendant plus délicat la réparation... Mais tout est histoire de compromis. Ca serait quand même dommage d'être préparé à la fin du monde et de mourir bêtement sur la route au volant de votre vieille Lada Niva, pas vrai ? D'une manière générale :
    -Privilégier un véhicule ayant obtenu 5 étoiles Euroncap
    -Privilégier le véhicule le plus lourd possible
    Les SUV et 4x4 tombent sous le sens... A vous ensuite de les équiper en conséquence (pneus mixtes...).

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  9. bonjour a tous ayant travaillé dans la préparation de 4X4 pendant un certain temps le hdj80 en 24 soupape est un très bon compromis.
    autre bon compromis patrol gr 2.8 TD6 surtout pas de 3l
    vhl à éviter land jeep trop fragile sur les demi arbre de pont et les boites de vitesses; tout type 4X4 triangulé a l'avant perte de débattement a l'avant et fragilité en cas de choque rien de tel qu'un pont rigide. il vous faudra trois treuille av ar centrale des bloc dif pas de body lift ça serre à rien.doubler tous les amortisseur pour éviter l'usure prématuré et la résistance a la charges des ressort hhd des par choc en tub de chauffage diamètre 56 des arceau en 25CD40 des blindages moteur boite pont alu 8mm un toi ouvrant a manivelle de façon a sortir la mini gun fixer sur rotule a l'arceaux; un réservoir d'eau 160L un réservoir LRM 180L. joindre des panneaux solaire pour les ressource en elect et le tour est jouer si il y en a qui veule en savoir plus pas de soucie je peu rentré plus amplement dans le détaille.

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  10. SALUT à tous pour les aménagement léger peu coûteux pratique et fiable demander et je vous ferais un recap avec photos pour la conception complète d'un vhl polycarburant et si besoin je vous dirais qu'elle outillage est nécessaire; à moindre frais.ainsi que l'armement de bord et les astuces d'auto défense.

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  11. salut,
    ne pas oublier qui dit chaos, dit approvisionnement en carburant de qualité aléatoire, donc bannir absolument tous les 4x4 moderne après début des années 90.

    cordialement

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  12. 'lut les gens,
    Je ne sais pas vous, mais après avoir tout lu ici, j'en sais encore moins qu'avant ...
    Alors quoi ? Si je résume, ça donne : un vieux diesel de l'armée qui peut passer en ville, lourd mais pas trop gros et pas trop bruyant qui peux tenir encore 50'000 km avant de lâcher, sans fioritures électroniques, et si on compte sur une rupture dans le temps > 2 ans, faut purifier le liquide utilisé ?

    http://ujv2.pagesperso-orange.fr/img/renault%202087%20bache.JPG

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b4/Light_Armoured_Patrol_Vehicle_ENOK.jpg

    http://www.phototheque.servir-et-defendre.com/materiels_des_armees_francaises/iveco-daily-4x4-55s17w/2011.190%20(833).sd_iveco-daily-4x4-55s17w_edsa-04.950.jpg

    http://www.phototheque.servir-et-defendre.com/armees-etrangeres/espagne/iveco-40.13.wm_ambulance/bi_marc-tranchet_imag0020_iveco-40.13wm-ambulance_espagne_1.sd.jpg

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e9/Pinzgauer_High_Mobility_All-Terrain_Vehicle_by_Nick.JPG

    Est-ce donc totalement exclu pour vous d'envisager quelque chose de beaucoup plus petit, discret, silencieux, sans carburant, qui fait le travail en tirant sa remorque de même dim. le tout équipé pour faire un max de 50 km par jour ? Car finalement, en gros chaos, comment s'imaginer pouvoir rouler sur plusieurs centaines de kilomètres sans rien connaître de ce qui se trouve au prochain virage, pont ou tunnel ? On parle bien là d'évacuation de dernier recourt, en cas de perte de sa BAD afin de rallier un outpost secondaire ou la BAD d'un membre de la famille, non ?

    En toute considération, je pencherais plutôt sur ça :

    http://www.polaris-switzerland.ch/index.php?page=type&idarticle=22

    Le principe de l'évacuation, c'est selon moi de prendre que ce qu'on peut transporter à pieds, car il faut toujours compter sur l'impossibilité de passer un obstacle majeur autrement. Donc le camion, je ne vois pas l’intérêt, même après vous avoir lu ...

    Bon évidemment, en cas d'EEM, me direz-vous ? Sauf erreur le moteur électrique en lui-même ne craint rien, mais c'est l'électronique qui prendra, et sur cet engin, ça ne tiens que dans une boîte, dont un double peut être protégé facilement. J'espère que vous me contredirez si je dis des bêtises ...

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  13. Bien mais manque cordes dans cette liste...

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